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 | Prix : EUR 11,01
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En savoir plusDescription : Si l'on devait dresser l'arbre généalogique du post-rock, Slint et leur deuxième album, Spiderland, devraient figurer en bonne place, au sommet de la pyramide. Sorti en 1991, cet opus stigmatise les évolutions musicales à venir dont on retrouvera des traces via des membres du groupe jusque chez King Kong et Palace Brothers, marquant des formations aussi essentielles que June Of 44, Sebadoh, The For Carnation, The Sea & Cake, Salaryman, Yo La Tengo, etc. Quel en est le secret ? Le hardcore puissant du séminal premier album est délaissé au profit de fulgurances soniques qui se conjuguent certes non sans violence mais de façon plus intériorisée, tout en tension retenue. En quelque sorte comme au bord de l'implosion. Le pouvoir de l'agression, si agression il y a, est à chercher ailleur : du côté du travail de sape à l'endroit d'un rock empêtré dans la virtuosité instrumentale de solos à n'en plus finir et des structures classiques couplet-refrain. À ce titre, Spiderland est un disque novateur n'ayant pas pris une ride. Un des premiers de ce que l'on appelé à la fin des 90's : le post-rock. --Philippe Robert Avis : Ce disque est surprenant car il est tout en contrastes. A une époque où l'on ne jure que par le grunge, la noisy-pop, les shoegazers et les débuts de la brit-pop, 4 gars d'un bled paumé sortent leur 2ème album et inventent sans le savoir le post-rock (il parait qu'il faut donner un nom à tout). Le contraste est également présent sur la pochette :on pourrait penser à un boys band en vacances. Rien de tout ça, heureusement, c'est bien d'un groupe à guitares qu'il s'agit : guitare acide, saturée, torturée, et basse lourde. Contraste également dans le chant : souvent simple murmure narratif, il cache cependant une menace, une rage contenue, qui, parfois, explose. Contraste aussi avec le premier album, "Tweez", sorti 2 ans auparavant : le groupe bifurque, délaisse une pop vaguement noisy mais inaboutie pour une musique plus sombrement sérieuse. Entre temps, le groupe acquiert une identité, un son qui fait que les 6 morceaux forment vraiment un tout. Ne cherchez pas un single, ne cherchez pas d'humour, ni la hype : écoutez une oeuvre unique en son genre, qui n'aura même pas de successeur. Ce disque, pour tout le bien dont on entendait à longueur d'interviews dans les magazines, je le voulais depuis longtemps. A l'époque introuvable en France (1991 et pas internet !), c'est un ami qui me l'a rapporté des Etats-Unis (disponible en grandes surfaces) : cet album n'est pas directement accrocheur, il faut réellement plusieurs écoutes. Mais, des années plus tard, je peux garantir qu'il se bonifie avec le temps. Signe des vrais grands disques. Avis : J'enrage. De n'avoir découvert ce disque que récemment. Dès les premières harmoniques de "Breadcumb Trail", le voyage commence. Parce qu'il s'agit d'une invitation au voyage, parce que les membres de Slint ont décidé de nous transporter quelque part, entre rêve et cauchemar, entre introspection et explosion. Puisque rien n'est structuré, puisque le chant n'est parfois qu'une litanie et que les guitares naviguent entre caresses et destruction, puisqu'enfin ce disque semble incroyablement novateur 12 ans après, j'enrage. Indispensable. Avis : Slint, il faudra d'autres nuits a ecouter les une apres les autres s'egrener les chansons de l'album, pour comprendre la dimension dans laquelle evolue ce groupe. Les melodies sont maitrisees et brusquement relachees dans une apocalypse electrique, on ne peut que se trouver transporter, au-dela de la musique dans un endroit special ou se gardent d'eux memes les souvenirs. Avis : il y aura des nuits avec Slint ou il suffira d'ouvrir la fenetre et de fumer une cigarette pour verser dans un autre univers.Il y aura des matinees avec Slint ou le metro prendra une dimension toute particuliere, ou rien n'aura plus d'importance que la batterie,le rythme et l'electricite des guitares.Organiques. Slint au milieu d'une chanson de will oldham et "black you are my enemy" rappelle plus que des souvenirs. Avis : "Don't step outside" me dit-on. Suis-je déjà endormi ? Quelqu'un chuchotte dans mon oreille...Des guitares sont à côté de moi, une basse au son clair et léger comme sur un premier Built to Spill se fond à l'Harmonie Générale... Et cette voix. La proximitè du groupe dans ce disque est croissante : fermer les yeux et vous les croirez entrain de jouer au pied de votre lit... La tension monte et une lourde atmosphère comme parfumée d'encens s'installe.Une rage est contenue mais déborde par endroit. Le plus grand moment de l'album est sans aucun doute le sublime morceaux "Washer" et sa montée progressive vers une explosion distordue d'une puissance inouïe. Avec en prime une très jolie photo de Will Oldham (alias Palace Brothers, Bonnie Prince Billy...), ce disque est un de ceux dont vos enfants vous parleront comme d'un disque culte. Informations sur le CDSlint Music Zone Sortie : 2007-04-30 Touch & go Spiderland
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