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Description :
Encore sous le choc du succès commercial de Led Zeppelin IV, Jimmy Page décide d'affûter ses talents de producteur en réalisant un album au son encore plus gigantesque, Houses Of The Holy, sorti en 1973. Des titres comme "Dancing Days Are Here Again", "The Crunge", et "Over the Hills and Far Away" mettent particulièrement en valeur la puissance et la maestria de la section rythmique du groupe, formée par le regretté John Bonham à la batterie et de John Paul Jones à la basse. Ce dernier dévoilera d'ailleurs son arme secrète, les claviers. Son jeu est à la fois profond et subtil ("No Quarter" et "The Ocean"). Le loufoque "D'yer Ma'ker" nous prouve que Led Zeppelin avait beaucoup plus d'humour qu'on ne pouvait le croire. --Billy Altman

Avis :
Différent des quatre premiers volumes, Houses Of The Holy est comme un rêve lucide, une sorte de paysage sur lequel se surexposent diverses tonalités. Lumière intérieure pour la musique, lumière extérieure par sa pochette sur laquelle les enfants d'Icare semblent se tourner vers un avenir hypothétique, ce disque, doué d'une personnalité à la fois violente et discrète, est un révélateur de sentiments dont on ne mesure que trop tard l'impact sur le milieu ambiant. Inscrits au tableau d'honneur de cette nouvelle aventure, ce sont certains silences, quelques notes en apesanteur, qui vont apporter à cet album de hautes tensions, cette touche d'exception lui permettant de se distinguer dès la première écoute.

Principal maître d'aeuvre de cette mutation, John Paul Jones. Eclatant de sobriété, le prudent bassiste est en fait un immense claviériste, doublé d'un arrangeur hors pair. Bien que jusqu'alors, son travail n'ait réussi qu'à éprouver nos résistances, pour le coup, dans cet album imprégné de mystère, il ne lui suffit que d'un titre pour démontrer tout son art et nous faire rendre les armes. Curieuse reddition, dès lors que dans No Quarter, car c'est bien de ce moment d'étrange qu'il s'agit, le guerrier viking n'abandonne jamais. Piège intemporel, dans lequel on supposera que l'homme ne trouvera le repos qu'à la seule condition d'une intervention des dieux, No Quarter brûle d'une émotion à suspendre le temps.

Peut-être un peu moins puissant qu'à l'habitude, Houses Of The Holy est un véritable patchwork propice aux rêves inattendus. Rejetant toute similitude avec le passé, celui-ci parcoure le rock avec une telle évidence, une telle variété de climats improbables, qu'il devient vite impossible d'en déterminer les limites. Véritable symbole de cette orientation, The Rain Song ouvre, sur des paroles plutôt légères, les quatre saisons d'une entreprise qui n'hésite pas à franchir les genres. C'est ainsi que l'on trouvera, associés dans ce cinquième album, le tempo reggae de D'yer Mak'er à l'effervescence de The Song Remains The Same, tout comme la séquence instrumentale de Over The Hills And Far Away aux rythmes funkysants d'un The Grunge plus que soutenu.

SI la mélancolie possède une voix, elle s'appelle Robert Plant. Passé ce postulat, on retiendra également le travail produit par John Bonzo Bonham sur un océan aux marées sous influences, les guitares plus que pertinentes d'un Jimmy Page, chef de production inspiré, pour qui le succès rime de plus en plus avec exploration. Toujours attendu là où on ne trouvera pas, le Zeppelin change de cap au gré de ses humeurs et le comble, c'est qu'il le fait bien. Traduction d'un temps qui n'hésitait pas à prendre des risques, la maison mère de Led Zeppelin est un endroit dans lequel chaque pièce s'ouvre sur une inconnue devenant rapidement familière.

A la fois étrangers les uns aux autres, tout en étant semblables, chaque disque de l'aéronef aura poussé la musique dans ses derniers retranchements. Sans faillir à cette règle, ce nouvel enregistrement en est l'indiscutable révélation.

Avis :
Un album au top. Très facile d'accès, varié, bien produit...
Tous les précédents du dirigeables souffraient de quelques déchets. Ici, rien à jeter, tout est à prendre.
On dit qu'il ne sert à rien d'acheter un album parce qu'on écoutera jamais que 2 ou 3 de ses chansons. Celui-ci prouve le contraire et c'est bien le meilleur led zeppelin.

Et le plus étonnant, cette fraîcheur intacte plus de 30 ans après l'enregistrement.

4,5 étoiles, arrondies à 4.

Avis :
Je suis un grand fan de Led Zeppelin depuis les débuts, et pourtant, ce cinquième album m'est toujours resté en travers des oreilles. A mon avis, il commence à marquer le déclin d'un groupe de légende, n'en déplaise aux nostalgiques parfois un peu prosélytes. Certains morceaux ressemblent plus à un retour de mauvaise digestion de subtances hallucinogènes (ex The crunge)... Mais bon, il reste écoutable pour moitié, et puis les quatre premiers sont tellement extraordinaires, qu'on leur pardonne volontier.

Avis :
Il y a un peu de tout dans ce disque : du Led Zeppelin pur sucre, à l'image de 'The song remains the same'. Parfois un poussée plus forte dans la direction du hard-rock, avec des riffs de guitare solides (The song remains the same, et surtout le californien 'The Ocean'). Et il y a aussi des morceaux insolites, comme par exemple le James Brownien 'The Crunge'. Tout ceci est très convaincant. Et puis une incursion dans le reggae avec D'yer Mak'er. Dommage que les paroles de cette dernière soient si creuses.
Mais ne soyons pas cynique : comme c'est dit à la fin du disque, 'It's so good !'
Ce qui donne le piment supplémentaire à ce disque, c'est l'arrivée en force de claviers (piano et synthés). On croirait entendre du Radiohead avant l'heure.
Après le succès de Led Zeppelin IV, il ne se sont pas contenté de reprendre une recette éprouvée. N'est-ce pas la marque des grands groupes ?

Avis :
"Houses of the holy", comme son titre l'indique est magique. "The song remains the same" commence ce chef-d'oeuvre sur les chapeaux de roues, du grand Led Zep, un classique évidemment de la discographie du dirigeable. C'est puissament rock, rythmé par la batterie toujours aussi hallucinante de Bonzo. Suite parfaite et logique, "The rain song" étend sa mélancolie. C'est beau à pleurer, c'est entre douceur et rock (sur la fin), c'est magnifique !!! L'album part en plein dans le hippie avec "Over the hills and far away", plage accoustique d'une richesse inégalée. Bonzo réveille les choses avec un "The Crunge" enjoué, sur l'orgue de John Paul Jones. S'en suit "Dancing days", un petit rock bien jouissif, brut de pomme comme on en fera plus !!! Vient "D'Yer Mak'er"... Led Zep n'est plus le groupe hard, mais un incroyable foisonnement de sons, les monstres du rock s'essaient avec brio au reggae, à faire pâmer toute la Jamaïque. Plant au micro est d'une classe légendaire. Vient une merveille : "No quarter" signé... John Paul Jones. Le bassiste discret est en fait un merveilleux compositeur. C'est planant, bluesy, mélodieux, bref... parfait !!! L'album se finit sur une bombe signé Bonzo, "The Ocean". Batterie de furieux, chant rageur, guitare aux riffs imparables, avec un final rock'n rollesque mythique !!! Arrêtons là, on va y rester !!!

Informations sur le CD

Led Zeppelin
Music Zone
Sortie : 1994-07-01
Atco
House Of The Holy

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Led Zeppelin - Led Zeppelin II
Led Zeppelin - Led Zeppelin IV
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Titres

The Song Remains The Same
The Rain Song
Over The Hills And Far Away
The Crunge
Dancing Days
D'Yer Mak'Er
No Quarter
The Ocean

Sonneries portable

Marginale musique
Feelin' me
Le lien
Plein les oreilles
Du Feu Dans Les Veines
Feelin' u
Feelin' good
Mon cher et tendre
Dead
J'fais mon job à plein temps
Dangerzone
Le vent nous rattrape
Long time (Explicit)
Feelin'fine
I'm gonna get'cha
Mon son
Au fond de la classe
Je cherche l'ombre
Même si (What you're made of)
Moi, j'ai pas le sou

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