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En savoir plusDescription : Lou Reed, maître ès décadence explore le caniveau berlinois. Après les trottoirs de New York glorifiés par le Velvet Underground, il recrée un Berlin blême et sordide dans lequel un couple fictif se perd jusqu'à la déchéance. Ce concept album laisse échapper à intervalles réguliers des échos berlinois typiques, ici des bruits de cabaret enfumé, là quelques notes qui semblent s'envoler d'un kiosque à musique. Mais pour l'essentiel Berlin est un disque de rock sombre et calme joué par un groupe de rêve : les frères Brecker aux cuivres, Jack Bruce à la basse, Steve Winwood à l'orgue, Ansley Dunbar à la batterie et les duettistes métal Hunter et Wagner aux guitares. Lou Reed, qui se cantonne à la guitare acoustique, a envie de finesse et de subtilité après le succès commercial de l'efficace Transformer. Le producteur Bob Ezrin l'aide à préserver la poésie fragile et vénéneuse de ce projet, envers et contre la maison de disques, effrayée par l'ambiance morbide de certaines chansons. Au final, malgré la censure du label RCA, Berlin est devenu un des plus grands classiques de l'ex-Velvet et le plus émouvant à coup sûr. --Hubert Deshouse Avis : « Berlin » est souvent en lutte avec « Transformer » pour le titre de meilleur disque de Lou Reed post-Velvet.
« Berlin » est radicalement différent du manifeste glam-rock de l'année précédente. « Berlin » est sombre, glauque et sans la moindre lueur d'espoir.
Cette fois, plus de Bowie à la production, et arrivée de Bob Ezrin, qui s'était fait un nom aux manettes derrière Alice Cooper. Le casting musical est superbe, avec une rythmique Jack Bruce - Ainsley Dunbar, les guitar-heroes siamois Hunter et Wagner, les frères Brecker aux (discrets) cuivres, plus quelques pigistes de luxe genre B.J. Wilson et Steve Winwood.
« Berlin » raconte la déchéance tragique de Jim et Caroline à travers des morceaux d'une irréelle beauté funèbre. Les musiques font le grand écart entre classique, baroque, cabaret berlinois années 20, Kurt Weill, Inutile de chercher ici les rock'n'roll basiques et décharnés du Velvet ou des premiers efforts solo de Lou Reed.
Et comme s'il ne lui suffisait pas d'avoir avec « Berlin » érigé une ?uvre toujours citée depuis sa sortie comme étant un des plus grands disques de rock de tous les temps, une sorte de pierre philosophale de la musique déprimée que des myriades d'auteurs tentent toujours d'égaler, Lou Reed va se lancer, dans un état de délabrement physique et mental total, dans une tournée apocalyptique qui génèrera deux albums live colossaux (« Live » et « Rocknroll animal »). Avis : J'ai acheté le vinyle il y a 20 ans et je continue à l'écouter. La musique est bien jouée par plusieurs session men d'exception (Jack Bruce, Stevie Winwood...) qui donnent une ambiance acoustique et troublante à l'oeuvre. La voix de Lou Reed est suspendue quelque part entre froide mélancolie et rage. Elle nous guide dans un univers où le rêve de la génération hippie s'effrite sous le poids du sexe et de la drogue. Une tragédie pour les années de la guerre froide où les personnages n'acceptent pas de compromis et regardent avec lucidité et cruauté leurs vies s'annihiler l'une l'autre. Bien au-delà de ce que le rock avait proposé auparvant.
Avis : C'est en 73 que Lou Reed sort ce qui deviendra son "monstre" : Berlin, 3eme album solo, ultime excroisance d'une année glam à la décadence affichée (Raw Power,Alladin Sane...), véritable péplum sonore à la gloire de la haine et du dégout.les thèmes abordés sont d'une gaietés confondante : suicide,drogue,desastre amoureux et haine froide.Pour illustrer ce charmant tableau, le producteur Bob Ezrin(qui plus tard produira The Wall) est convié, emmenant avec lui les musiciens/vandales d'Alice Cooper, comme par l'odeur de souffre alléchés.Tout ce petit monde s'applique durant des mois en studio pour créer un son immense, écrasant du fond duquel surgit la voix blasée et fétide du grand méchant Lou.Un lou qui ressemblait plus à un raton-laveur à l'époque à cause de son maquillage gothique... Mais rien de tout cela dans ce disque.à vrai dire il se doit d'être écouté sans tenir compte de la pochette(différente de celle souhaitée par Reed),ni des courants musicaux(pas de glam ici).Il faut se retrouver seul face à cette production inimitable(appelée "cinema mental" par Ezrin),cette vision de la vie cauchemardeque(à un tel point qu'on frôle le burlesque quelquefois),et surtout cette histoire terrible : la déchéance de Jim et Caroline,deux junkies en perdition,dans un Berlin baroque et cruel.Non,reed ne s'est pas inspiré de Ziggy Stardust pour son histoire.Et pour une fois,le caméléon rouquin a préféré ne pas suivre Lou Reed dans une entreprise aussi périlleuse...Il faut dire que si l'album est une réussite(si tant est que le but voulu par ses créteurs était de nous dégouter de la vie),Reed et Ezrin en sortiront épuisés mentalement,seront incompris par la presse et par le public,et ne pourront pas présenter l'album dans sa version double lp,ce qui les forcera à réduire les chansons.Un disque en forme de descente aux enfers,qu'on peut rapprocher d'oeuvres terminales comme Mellon Collie des Smashing ou justement The Wall.Un disque qui a bien failli s'ajouter au tableau des chef-d'oeuvres perdus du rock tels "Smile". Avis : Déclinant en 10 chansons inoubliables les amours lamentables de deux personnages à la dérive dans un Berlin blafard, ce disque dresse un constat glaçant des relations humaines dans un monde sans espoir. Album suicidaire aux textes extraordinairement laconiques et violents, jouant de la litote meurtrière comme nulle part ailleurs, Berlin n'a jamais connu le succès qu'il méritait. La beauté maladive de ses orchestrations, la débacle de son chant, l'ambiance paroxystique baignant enfin les dernières plages en font une des expériences auditives les plus fortes et les plus durablement fascinantes que le rock'n roll ait jamais pu engendrer. Jusqu'à ce jour, le plus beau disque de son auteur. Avis : Bien sûr, on n'a jamais confondu Lou Reed avec la Compagnie Créole. Que le new yorkais est plus porté sur le désespoir, la rue, la poudre, le sexe hard et le nihilisme est de notoriété publique. Et tout ça est vrai. Mais ça n'a jamais été aussi frappant que sur Berlin. Avec l'aide de Bob Ezrin et d'une bande de requins de studios, Lou Reed nous raconte l'amour tragique de deux amants damnés. Un petit résumé? Ca démarre par des souvenirs amères de Jim se rememorant un moment heureux avec Caroline (Berlin, piano-bar d'une tristesse abyssale). Puis la déscription de Caroline en femme discrète qui explose lorsqu'elle se met à chanter (Lady Day, une orgue biblique). Après un constat d'une indiffèrence glacée sur les opposés sociaux (Men Of Good Fortune, accords de guitares tantôt aériens, puis secs et froids), Jim se fait humilié par Caroline, mais reste profondement amoureux (Caroline Says p.I, rythme sautillant et gai) puis subit une déprime oppiacée sevère (How Do You Think It Feels, rythme lent et nonchalant, basse omniprésente). C'est alors que Caroline couvre Jim de sarcasmes une fois de trop (Oh Jim, à la limite du funk-rock). Puis une scène poignante : Caroline est psychologiquement vidée par les raclées de Jim, qui ne se gène pas pour la battre (Caroline Says pII, arpèges de guitare boulversantes). Les choses s'assombrissent encore plus lorsque les services sociaux retirent la garde de ses enfants à Caroline, alors que Jim s'en réjouis plutôt (The Kids, guitare et basse parfaites, puis les cris déchirants des gosses). Caroline ne supportais plus le choc, elle s'est taillé les veines mais Jim ne semble pas boulversé pas sa mort (The Bed, guitare hanté, un des plus beaux morceaux du disque). Tout cela se termine par un constat chocant de froideur et d'amèrtume de Jim (Sad Song, orchestration somptueuse). Et voilà. Lou Reed avait déjà composé des chansons désésperantes dans le passé et en composerais d'autres dans le future. Mais Berlin restera pour toujours son oeuvre la plus amère, déprimante et désenchantée. Surtout, c'est encore en 2003 son disque le plus beau, poignant et accompli. Informations sur le CDLou Reed Music Zone Sortie : 2001-07-10 Sony Budget Berlin
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TitresBerlin Lady Day Men Of Good Fortune Caroline Says 1 How Do You Think It Feels Oh, Jim Caroline Says 2 The Kids The Bed Sad Song
Sonneries portable
Hey Lou Reed Au-delà du réel So not over you Sound réel La vi a red Soul to squeeze Snow (Hey oh) Red red wine J'ai fait un rêve Earth a run red Red star Red bag Je pense à toi Dis-moi - club edit Rien que d'y penser Temps pour nous A taton One life (red max mix) Desecration smile Dani california
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