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Description :
Probablement le chef-d'oeuvre de David Bowie. Et sans aucun doute un des albums majeurs des seventies. En inventant le personnage de Ziggy Stardust - le premier d'une série, d'ailleurs -, Bowie donne également le jour à un mythe. Ce dédoublement de personnalité à la Dorian Gray va donner à sa carrière une force d'un intérêt unique. Et dès lors les albums qui vont suivre seront autant de mutations. Il a à ses côtés un double musical en la personne du guitariste Mick Ronson, indispensable et toujours surprenant. C'est lui qui va apporter cette manière originale de prolonger la mélodie de la voix par des notes en contre-chant, souvent en larsen. Là-dessus, Bowie tisse ses chansons aux thèmes qui flirtent avec la science-fiction et la philosophie nietzschéenne. Malgré l'ambition du projet, chaque titre tue instantanément, possède une force immédiate. C'est toute une attitude face au rock'n'roll qui se fait jour, reprenant les obsessions et le cynisme de Ray Davies (des Kinks) ou de Lou Reed (du Velvet Underground). Quand le chanteur appuie sur la détente, cela donne des morceaux qui préfigurent clairement le punk ("Suffragette City"). Et lorsqu'il se fait plus suave, on frémit sans savoir si c'est d'effroi ou d'émotion ("Rock'n'Roll Suicide"). Un des dix meilleurs d'albums de l'histoire du rock. -- José Ruiz

Avis :
Dans les textes relatifs au mythe d'Aristophane, trois catégories d'êtres humains, et non pas les deux que nous connaissons aujourd'hui, cohabitaient en bonne intelligence. En ce temps là, synthèse du mâle et de la femelle, tant pour le nom que pour la forme, l'androgyne était un genre à part entière.

Ecrite par Bowie, directement inspiré de cette légende, la fable du Ziggy Stardust égaré dans un monde corrompu s'érige en référence à cette singulière vision de la genèse. Cependant, pour que son histoire dépasse l'idée d'une simple fantaisie, c'est à un héros victime de sa propre décadence auquel va s'identifier notre ex Major Tom. Un rocker extra terrestre qui vivra, jusqu'au paroxysme, une histoire qui empruntera autant au vécu de son auteur, qu'à la schizophrénie d'un certain Dorian Gray. Album concept doué d'une force indéniable, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars nous permet également de découvrir que lorsque la contre culture s'en mêle, le rock en ressort grandi.

Faisant suite à un Hunky Dory cultivant tous les talents, Ziggy Stardust est l'exemple type de l'album qui embrasse la perfection au travers d'une histoire mettant en scène la plupart des fantômes d'une adolescence en quête de nouveau messie. Servi par des textes au cynisme décapant, un chant défiant le sacré et des guitares cultivant l'essence même du glam rock par une fécondité sans borne, The Rise and Fall dépasse tous les attendus en matière de mélange de climats, comme d'immoralité propre à toute fiction musicale qui se respecte. Sombre messager nous entraînant jusqu'aux marches du suicide d'une superstar éphémère, ce disque brûle encore, même lorsque le verbe s'éteint.

Habité par une outrance d'émotions, Ziggy Stardust est en fait un oiseau de mauvais augure qui n'a de cesse de nous faire basculer dans l'irrationnel. Levant le rideau de ses obsessions sous le crescendo d'un Five Years alarmiste, Bowie jette le trouble, s'y complait, quitte à se mettre en danger lorsque le jeu en vaut l'extase. Les titres s'enchaînent, nous consument par leur capacité naturelle à fabriquer l'étrange, à se jouer des ombres qui s'agitent devant nos yeux pour, en final, nous abandonner sur la corde raide d'un Rock'n'Roll Suicide saisissant. Rebelle à toute entrave, Ziggy est à prendre comme une sorte d'Icare fantasque, dont les ailes démesurées vont accélérer la chute.

Hasard du temps, d'une époque, en sacrifiant son personnage lors du mémorable concert donné le 3 juillet 1973 à l'Hammersmith Odeon de Londres, Bowie fera de celui-ci une icône définitive, tout en conférant à ce disque le statut d'album culte.

Avis :
Tout le monde qualifie cet album de chef-d'oeuvre de Bowie. Toutefois,le son a vieilli très fort et passe mal actuellement. Bowie ne chantait pas toujours très juste et sa voix était assez haut perchée.... A part "Starman" le reste est assez dispensable. Il faudrait le refaire avec une bonne production et une voix moins "fofolle " en délire.

Avis :
Perso, je n'ai jamais trop affectionné ce disque(ni le suivant) dans la discographie du Thin White Duke. Un peu trop empoulé à mon goût, je trouve qu'il manque de sincérité et de spontanéité(ce qui est aussi le cas d'"Aladdin Sane" qui est pourtant sorti dans l'urgence!). "Hunky Dory" paru en 1971 a en comparaison, bien mieux vieilli que sa période glamour (pourtant "Hunky Dory" et "Ziggy" ont été conçus pratiquement à la suite!....Bowie avait des transformations fulgurantes dans les seventies!). La qualité des morceaux est là, mais l'interprétation et la production laissent à désirer. Reste à savoir pourquoi parmi de nombreux fans et de journalistes, "Ziggy Sardust" est-il devenu la pierre angulaire dans la disco de Bowie!!! Mystère?...non, en vérité, c'est un peu la même histoire avec les albums cultes ("Machine Head" pour Deep Purple, "Close To The Edge" pour Yes, "Led Zeppelin IV" pour qui vous savez....etc...etc...). Ce ne sont pas forcément les meilleurs albums dans les discographies respectives de tous ces artistes, mais ce sont sans doute ceux qui ont eu à l'époque, le succès médiatique le plus retentissant!

Avis :
Ce disque a été enregistré entre le période Glamrock et celle plus Dandy Cool de Bowie. Premier personnage(d'une longue série à suivre), Ziggy Stardust est sans doute le plus intéressant à être sorti du cerveau cynique et torturé de Sir Bowie. Le résultat est un des piliers qui tient le temple Rock 70's. Des songs qui font mouche instantanément comme "Moonage Daydream, Starman, Suffragette City ou encore Rock'n Roll Suicide". La voix de Bowie n'a jamais été aussi splendide et si affirmée que sur ce merveilleux opus. Ceci n'est pas un disque mais un monument à(re)découvrir.

Avis :
Cet album ne peut pas être ignoré. Chaque chanson est un hit. Bowie, très inspiré, réussit à allier l'agréssivité des guitares et du sax à des mélodies bien ciselées et une production très léchée. Suffragette City, Starman sont des hymnes que le rock a rarement surpassé. Et tout naturellement quand Sgt Peppers a commencé à vieillir un peu, 'Ziggy Stardust' s'est retrouvé propulsé meilleur album de tous les temps, approximativement de 1984 à 2000. La suprématie de Bowie sur sa carrière, y compris sa renaissance inespérée dans la deuxième partie des années 90 confortant ce jugement. Mais il y a un mais: 'To be played at maximum volume' y a t il écrit sur la pochette. Oui en 1972, au temps des chaînes poussives 2x15w, il fallait ça. Aujourd'hui, le passage sur les soundblasters que nous avons tous révèle bien des faiblesses: la voix de Bowie, excessivement nasillarde (c'est le seul album de Bowie où il chante ainsi, pourquoi ?), le mur de guitares pas toujours délicat (Suffragette city est un peu trop enflé) et le 'concept' s'est dilué dans les brumes du temps... Alors aujourd'hui, de Bowie on préfèrera le plus subtil et plus riche Hunky Dory, qui possèdes autant de perles, mais est moins marqué Glam Rock et donc s'est moins démodé.
Achetez les deux en même temps si vous connaissez mal Bowie...

Informations sur le CD

David Bowie
Music Zone
Sortie : 1999-09-20
EMI
The Rise & Fall of Ziggy Stardust

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David Bowie - Hunky Dory
David Bowie - The Man Who Sold The World
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Titres

Fiveyears
Soul Love
Moonage Daydream
Starman
It Ain' T Easy
Lady Stardust
Star
Hang On To Yourself
Ziggy Stardust
Suffragette City
Rock' N' Roll Suicide

Sonneries portable

Changes
Starman
Ziggy stardust
Young americans
Modern love
Suffragette city
Absolute beginners
Let's dance
Life on mars ?
The Jean genie
The man who sold the world

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