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Description :
Après le succès des tubes dance "Fame" et "Young Americans" (tous deux sur l'album de 1975, Young Americans), Bowie semble prendre du recul, méditer sur le futur du rock, pour réconcilier les guitares et le côté art-rock. Cela donne un album attachant, avec une touche incantatoire. Depuis l'épique titre éponyme (qui introduit le personnage du Thin White Duke et termine en rock incendiaire) à l'irrésistible "Golden Years" (autre tube dance), en passant par le physique et funky "Stay", l'esprit de David Bowie est bien présent dans chaque titre. Le joyeux "TVC15" emmène l'auditeur pour un voyage mouvementé dans le monde improbable de l'amour techno, alors que sur les merveilleux "Wild Is The Wind" et "Word On A Wing", Bowie quitte son personnage de rocker pour endosser l'habit de crooner à la voix sensuelle. Un disque fort du début à la fin. --Lorry Fleming

Avis :
Si l'on s'en tient à la sacro-sainte Légende du Rock, "Station to Station" est l'album de Bowie enregistré & sorti dans sa période noire... non là je ne parle pas de sa période "black", "soul", celle en l'occurrence de "Young Americans" un an plus tôt, quoiqu'il en reste quelques fragments et plutôt de très bonne facture ("Golden Years") ! je parle bien évidemment ici de la période dépressive du chanteur, alors reclu dans sa villa de Bel Air à Los Angeles, seul avec ses "millions de vidéos", accro à la cocaïne, au lait "light" et aux poivrons rouges. Il est émacié, diaphane comme jamais, et son humour semble s'être évaporé dans le désert mexicain où il vient de jouer pour le cinéma - on ne s'en étonnera guère - un homme tombé sur Terre, un E.T., quoi ! Sa curiosité grandissante envers l'occultisme (cf. les paroles de la chanson-titre de l'album) et, il faut bien l'avouer, euh... le fascisme et le nazisme, n'étaient sans doute pas pour arranger les choses !! Il le paiera dans la presse anglaise lors de son retour en mai 1976, pour une série de concerts, les premiers sur le sol européen depuis presque 3 ans, accusé (à tort?) d'avoir salué ses fans à la gare de Londres le bras dans une position pour le moins équivoque. Bowie va vers ses 30 ans et il se sent mal...et ça se voit. La trilogie européenne - ou berlinoise - n'est heureusement plus qu'à quelques semaines de son commencement.

L'album démarre sur "Station to Station" (pbm de traduction en français : parle-t-on de gare, de station en sous-sol de métro?) qui reste à ce jour le morceau le plus long de la carrière de Bowie - plus de 10 min - avec sa longue et pénétrante intro "industrielle", toute de grincements, de bruits lointains d'usine en survoltage, de gare en effervescence justement, comme un départ imminent vers une Europe où le "Kraftwerk sound" fait des émules ; son piano minimaliste et dérangeant, puis enfin la voix de Bowie où il campe un tout nouveau personnage, loin du soulboy rouquin de Philadeplphie, gestapoïde saisissant de froideur, le "THIN WHITE DUKE" (le Mince Duc Blanc).... Le "Duke" l'énonce d'ailleurs clairement : "le canon européen est là !". Adieu bientôt Bel Air et les millions de vidéos !

"Station to Station" figure parmi les 20 meilleures chansons de Bowie, sans polémique aucune ! "Golden Years" est l'hybride parfait entre "Young Americans" et cet album-ci, morceau funky à souhait, au riff inoxydable, que Presley aurait absolument dû enregistrer avant de disparaître, bien que ces années-là ne furent pas si "golden" pour lui justement...
"Stay" et "TVC15" sont tous deux d'excellente facture, le premier bénéficiant d'une superbe intro, efficace à souhait, se métamorphosant ensuite en une "croisière" mais qui semble "ne plus trop s'amuser", le deuxième la boîte à musique idéale, l'écrin rêvé qui permet à notre duc d'y verser son chant/jeu théâtral comme il s'en est toujours délecté.

J'émettrai une réserve toutefois quant aux deux seules ballades de l'album (6 pièces seulement), "Word On A Wing" et "Wild Is The Wind". Bowie y chante, voire y "surchante" très bien... on entend qu'il s'est forgé une belle voix de crooner en dépit de la forte consommation de cocaïne du moment, mais à mon goût ce style devient vite pompeux passées 2-3 minutes. De là à comparer Bowie à Julio Iglesias... Après c'est à chacun de faire son opinion, pour ma part je préfère nettement le Bowie romantique de l'album précédent.

"Station to Station" est un album incontournable dans l'oeuvre immense et foisonnante de Bowie, cet album devrait bénéficier d'une édition anniversaire-en-retard l'année prochaine (2008) mais ne pas s'attendre à beaucoup de surprises, hormis des choses déjà connues comme "It's So Hard To Be A Saint..." et quelques morceaux live... Un DVD bonus ? Le Dinah Shore Show où l'on voit Bowie faire du karaté ? Le Russel Harty Show où Bowie semble hagard et peu plaisantin comme jamais ? Pourquoi pas fantasmer sur un concert entier de 1976 pendant qu'on y est ? Euh... un mix en 5.1 sinon, ça intéresse encore quelqu'un ?..............

Avis :
D'entrée « Station to station » ou l'improbable rencontre entre des accords métalliques genre Blue Oyster Cult et le funk du précédent « Young Americans ». « Young Americans » dont semble échappé « Golden years ». Deux magnifiques ballades ("Word on a wing" et "Wild is the wing"), le discoïde "TVC 15" et le froidement métallique "Stay" complètent le track-listing.
« Station to station » est un des disques les plus variés de Bowie. Il me semble que c'est aussi le seul de toute sa discographie dont tous les titres figureront à un moment ou un autre dans son répertoire live, preuve de son importance dans la carrière du Thin White Duke (son nouveau « personnage » créé pour l'occasion).
Et même s'il est rarement cité parmi les pièces essentielles de la carrière de Bowie, « Station to station » mériterait pourtant bien d'y figurer, aux côtés de « Hunky Dory », « Ziggy Stardust » et autres « Heroes ».
La pochette, comme celle de « Low » est tirée du film de Nicholas Roeg « L'homme qui venait d'ailleurs », à ce jour la meilleure performance au cinéma de Bowie.

Avis :
Réalisé en janvier 1976, Station To Station est un nouveau tournant dans la carrière de Bowie qui prend les traits du 'Thin White Duke', son personnage dans le film 'The Man Who Fell to Earth'.
Avant le mythique tryptique Berlinois "Low"/"Heroes"/"Lodger", Station to Station est probablement un des meilleurs albums des 70s, ne serait-ce que pour des titres comme 'Golden Years', 'Stay', 'Station To Station' ou le sublimissime 'Wild Is The Wind'.

Avis :
Il s'agit d'une des plus belles réalisations du sieur Bowie.
Mélangeant avec bonheur le rock et la dance, l'auditeur va de surprises en surprises : sur le titre éponyme, une guitare saturée (le guitariste Earl Slick) ouvre le bal, puis le morceau se transforme peu à peu en funf brulant. Sans oublier bien sur les magnifiques "Wild is the wind" et "Stay". A l'écoute de ce énième chef d'oeuvre, Bowie innove réèllement, comme d'habitude en avance sur son temps. Donc, un conseil, n'hésitez pas : foncez, surtout à ce prix là !

Informations sur le CD

David Bowie
Music Zone
Sortie : 1999-09-20
EMI
Station To Station

CD similaires

David Bowie - Low
David Bowie - Heroes
David Bowie - Young Americans
David Bowie - Hunky Dory
David Bowie - Scary Monsters

Titres

Station To Station
Golden Years
Word On A Wing
Tvc15
Stay
Wild Is The Wind

Sonneries portable

Changes
Starman
Ziggy stardust
Young americans
Modern love
Suffragette city
Absolute beginners
Let's dance
Life on mars ?
The Jean genie
The man who sold the world

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